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marchandises fussent en sûreté. Plusieurs d'entre eux se mirent à défricher cette isle déserte et inhabitée, et y planterent du tabac dont ils faisoient un négoce d'autant plus considérable avec les vaisseaux qui venoient trafiquer avec eux, que ce tabac étoit exquis, et égaloit celui de Verine, qui

est le plus excellent.; — (P. 73.) (Le chevalier de Fon

tenai) augmenta par ce moyen très-considérablement le nombre des habitans de sa colonie (l'île de la Tortue), et celui des boucaniers et des flibustiers; c'est ainsi qu'on appelle ceux qui vont en course.

III.

(Fr. Iñigo Abbad y Lasierra, Historia de Ptierlu-Hicn, ch. xvm, p. 178 )

Los Ingieres expulsos de Inglaterra y del continente de la América del Norte por el tirano libertador Cromwell, los Franceses prófugos de su pâtria por las revoluciones de las nuevas sectas que nacieron en Francia, y los Holandeses que acababan de sustraerse del dominio español por la rebelion, viendo ú España debilitada con las largas guerras que habia sostenido muchos años y combatida con las revoluciones de Cataluña, Portugal y Nâpoles, pasaron á la América buscando un refugio en donde vivir con la libertad é independencia propias de su carácter.

IV.

A la dernière page de l'exemplaire que nous possédons des Bucaniers of America, par Esquemeling, se trouve la noie manuscrite suivante, que nous reproduisons parce qu'elle nous semble être une juste appréciation de ce livre: This work not being taken from the dutch original, but from a Spanish translation, to suppose that a Spaniard should speak favorably of the Bucaniers, is the very excess of human credulity. And there is no doubt that the many tragical stories concerning the torture of the Spanish prisoners, and Ihs violation of women, are interpolations of the Spanish translator. This conclusion may be formed from the malignity displayed towards the character of the famous Sir Henry Morgan. If we may believe the account of this gallant commander, he was the most inhuman monster that ever existed. Yet this very man (who by the way acted under a regular commission and letter of reprisal from government), after he had quitted the sea, was rî commanded by the earl of Carlisle to be his successor in the government of Jamaica, and was accordingly appointed lieutenant-governor in the earl's absence. He afterwards received the honor of knighthood from Charles II and passed the remainder of his life on his plantation in Jamaica.

Nous devons à M. Pierre Margry, par l'entremise de M. Antoine Paul de Casabianco, les recherches suivantes sur le marquis d'Angennes de Maintenon:

M. G. Borde demande si les archives de la marine contiennent le journal de la Sorcière, qui, sous le commandement de M. le marquis d'Angennes de Maintenon, ravagea la Trinité en 1677, d'après la date indiquée par le Père de Charlevoix.

Les documents suivants ont été consultés pour répondre à cette question:

1° Correspondance des gouverneurs et intendants de Saint-Domingue, jusqu'en 1685;

2° Campagnes de mer, 1677-1679;

3° Documents sur la Trinité;

4° Papiers de Guyane et de Tabago.

Ces documents ne renferment rien concernant la campagne de la Sorcière.

Cette absence de renseignements sur ce sujet n'a rien qui doive étonner, puisque, d'après le témoignage d'Œxmesling, il s'agit ici d'une expédition de flibustiers, et que nos archives ne parlent guère que par hasard de ces expéditions, qui étaient des entreprises particulières.

Il y a lieu de croire, du reste, que la date donnée par Charlevoix est exacte par la source même à laquelle a puisé cet écrivain, dont l'histoire est faite sur les mémoires du Père Lepers, curé à Saint-Domingue. En outre, celui à qui, suivant les autorités alléguées par M. G. Borde, il faut attribuer l'attaque de la Trinidad, le marquis d'Angennes de Maintenon, était bien connu alors pour ses excursions dans les mers d'Amérique. Le comte d'Estrées le signale dans ce passage de sa lettre du 21 août 1679:

« Le marquis d'Angennes, que les courses qu'il a fait (sic) en ces mers-ci ont souvent obligé de relascher à la Jamaïque, dit qu'il remarqua dans les entretiens qu'il eut avec

Roco, Holonels (l'Olonais), et Morgan, etc et qu'il

se flattoit toujours de réussir dans l'entreprise de la Havane. »

Il ressort avec assez d'apparence des rapports de d'Angennes avec les flibustiers anglais que, avant sa nomination au gouvernement de Marie-Galante (24 août 1679), le marquis d'Angennes de Maintenon, qiinirjim on^eipre do vaisseau, par commission du 12 novembre 1669, était aux îles, où il exerçait la flibusterie pour son propre compte.

Note. — Il est impossible d'admettre que le marquis d'Angeones de Maintenon, montant une frégate du roi, ait exercé la flibusterie « pour son compte. » Tout nous porte à croire, au contraire, qu'il ne s'y est livré, comme sir Henry Morgan, que muni de lettres de représailles de son gouvernement.

NOTES DU CHAPITRE III.
I.

(Baralt. Historia de Venezuela, t. I, ch. xiv, p. 259.)

La conquista en todos estos paises orientales de la actual Venezuela habia marchado con pasos tardos y vacilantes, impedida en todos ellos por los mismos obstáculos; y es difícil, por no decir imposible, calcular basta cuando hubiera permanecido enteramente inculto y salvaje el territorio, si revivido el proyecto de misiones cristianas, no hubieran alcanzado estos el bien que se nego á las armas.

II.

(Sidney Daney, Histoire de la Martinique, t. H, part. V,
ch. ix, p. 351.)

Les colonies françaises, anglaises et espagnoles ne se faisaient jusqu'à présent (1712, paix d'Utrecbt) qu'une guerre de corsaires, et c'était à qui capturerait les navires et les barques les uns des autres.

III. (P. Labat, Voyage aux isles d'Amérique, t. I, ch. v, p. 12i et sea.)

Messieurs le Vassor et la Chardonniere a voient encore un frère appelé François le Vassor de la Touche.... Son inclination le

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