La poétique [the part dealing with poetry of Cours d'esthétique, the editor's tr. of Vorlesungen über die Aesthetik] précédée d'une préface, et suivie d'un examen critique, extr. de Schiller etc. sur divers sujets relatifs à la poésie, par C. Bénard, Volumen1

Portada
 

Comentarios de la gente - Escribir un comentario

No encontramos ningún comentario en los lugares habituales.

Páginas seleccionadas

Otras ediciones - Ver todas

Términos y frases comunes

Pasajes populares

Página 214 - Le roman est la chevalerie, de nouveau prise au sérieux et rentrée dans la vie réelle. A un état de choses où dominait l'arbitraire et le hasard, a succédé l'ordre fixe et régulier de la société civile et de l'État. Maintenant, la police des tribunaux, l'armée, le gouvernement , remplacent les idées chimériques que se créait la chevalerie. Par là a dû changer aussi le caractère chevaleresque des héros qui figurent dans les nouveaux romans. Ceux-ci, avec leurs prétentions personnelles,...
Página xxviii - D'un autre côté, elle se développe dans le champ de l'imagination; et celle-ci crée tout un monde d'objets auxquels ne manque pas tout à fait le caractère déterminé des images de la sculpture et de la peinture.
Página iii - ... œuvre d'art. En général, cette jouissance que procure l'habileté à imiter est toujours très-bornée. Il ya quelque chose qui fait infiniment plus de plaisir à l'homme, c'est de créer. Dans ce sens, la plus petite invention dans les arts mécaniques est plus noble et a plus de valeur à ses yeux que tout ce qui est simplement imité. L'homme doit être plus fier d'avoir inventé le marteau et le clou que de faire des chefs-d'œuvre d'imitation. L.habileté de l'artiste qui lutte contre...
Página vii - L'art adoucit cette rudesse inculte, et tempère cette violence en donnant l'homme en spectacle à lui-même. Dans ce simple tableau , il ya un pouvoir de calmer et une influence libératrice. Tandis que l'homme contemple ainsi ses propres penchants et ses passions , tels qu'ils se développent en lui dans leur entraînement naturel et leur mouvement irréfléchi, il les voit hors de lui se poser devant lui ; il se prend à les considérer comme quelque chose d'extérieur à lui , il s'en distingue,...
Página xvii - ... lorsque l'on fait bien, c'est qu'on lui obéit. « La peinture, dit Poussin dans sa langue énergique, est amoureuse du beau; c'est de ce beau accompli qu'elle retrace l'image. » C'est cette doctrine de l'idéalisme dans l'art que Hegel a renouvelée de nos jours avec tant de netteté. « L'artiste ne prend pas, quant aux formes et aux modes d'expression, tout ce qu'il trouve dans la nature, et parce, qu'il le trouve ainsi. S'il prend la nature pour modèle, ce n'est pas parce qu'elle a fait...
Página 96 - ... mots rendus indépendants de la mesure des syllabes. Elle ne cherche plus qu'à se complaire en ellemême dans ses propres sons, qu'elle apprend à séparer, à ranger, à entrelacer à la fois sentimentalement et avec une sagacité architectonique. Sous ce rapport, la rime ne s'est pas développée seulement d'une manière accidentelle dans la poésie romantique, mais elle lui est devenue nécessaire. Le besoin de l'âme de se saisir elle-même se manifeste et se satisfait plus pleinement dans...
Página 213 - Aussi, un des conflits les plus ordinaires et qui conviennent le mieux au roman est le conflit entre la poésie du cœur et la prose des relations sociales et du hasard des circonstances extérieures.
Página iii - Buttner, etc. Mais au lieu de louer de tels ouvrages pour avoir trompé des animaux, des colombes ou des singes, ne devrait-on pas plutôt blâmer ceux qui croient élever ainsi bien haut la dignité de l'art en lui donnant pour but suprême un effet d'une nature aussi inférieure ? En général, on peut dire, qu'en s'efforçant d'imiter la nature, l'homme se fait écraser dans cette lutte inégale.
Página 38 - Sans la réflexion qui sait distinguer , séparer, faire un choix , l'artiste est incapable de maîtriser le sujet qu'il veut mettre en œuvre , et il est ridicule de s'imaginer que le véritable artiste ne sait pas ce qu'il fait.
Página xxxiv - II est indifférent, pour la poésie proprement dite, qu'une œuvre poétique soit lue ou récitée. Celle-ci peut également, sans altération essentielle, être traduite en une langue étrangère, et même des vers en prose. Le rapport des sons peut être ainsi totalement changé.

Información bibliográfica