Voltaire apologiste de la religion chrétienne, Volumen2

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Méquignon, 1826 - 405 páginas
 

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Página 275 - LE premier qui ayant enclos un terrain s'avisa de dire ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile...
Página 275 - ... pour le croire , fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé , eût crié à ses semblables : Gardez-vous d'écouter cet imposteur; vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous , et que la terre n'est à personne!
Página 373 - IX, dit-il, paraissait un prince destiné à réformer l'Europe, si elle avait pu l'être, à rendre la France triomphante et policée, et à être en tout le modèle des hommes. Sa piété, qui était celle d'un anachorète, ne lui ôta aucune vertu de roi.
Página 87 - Tous ont reçu du ciel, avec l'intelligence, Ce frein de la justice et de la conscience : De la raison naissante elle est le premier fruit; Dès qu'on la peut entendre, aussitôt elle instruit. Contre-poids toujours prompt à rendre l'équilibre Au cœur plein de désirs, asservi, mais né libre : Arme que la nature a mise en notre main, Qui combat l'intérêt...
Página 319 - Le passé n'est pour nous qu'un triste souvenir; Le présent est affreux, s'il n'est point d'avenir, Si la nuit du tombeau détruit l'être qui pense. Un jour tout sera bien, voilà notre espérance : Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion.
Página 340 - Dans nos jours passagers de peines, de misères, Enfants du même Dieu, vivons au moins en frères; Aidons-nous l'un et l'autre à porter nos fardeaux: Nous marchons tous courbés sous le poids de nos maux ; Mille ennemis cruels assiègent notre vie, Toujours par nous maudite, et toujours si chérie; Notre cœur égaré, sans guide et sans appui, Est brûlé de désirs, ou glacé par l 'ennui ; Nul de nous n 'a vécu sans connaître les larmes.
Página 77 - C'est un dieu qui lui parle, un dieu qui vit en elle. Eh ! d'où viendrait sans lui ce grand pressentiment, Ce dégoût des faux biens, cette horreur du néant ? Vers des siècles sans fin je sens que tu m'entraînes. Du monde et de mes sens je vais briser les chaînes, Et m'ouvrir, loin d'un corps dans la fange arrêté, Les portes de la vie et de l'éternité.
Página 322 - Il n'appartient qu'à lui d'expliquer son ouvrage, De consoler le faible, et d'éclairer le sage. L'homme, au doute, .à l'erreur, abandonné sans lui, Cherche en vain des roseaux qui lui servent d'appui.
Página 302 - Se meut autour de soi sur son axe incliné ; Parcourant en douze ans les célestes demeures, D'où vient que Jupiter a son jour de dix heures. Vous ne le savez point : votre savant compas Mesure l'univers, et ne le connaît pas. Je vous vois dessiner, par un art infaillible, Les dehors d'un palais à l'homme inaccessible; Les angles, les côtés, sont marqués par vos traits : Le dedans à vos yeux est fermé pour jamais. Pourquoi donc m'affliger si ma débile vue Ne peut percer la nuit sur mes yeux...
Página 84 - L'idée de justice me paraît tellement une vérité du premier ordre, à laquelle tout l'univers donne son assentiment, que les plus grands crimes qui affligent la société humaine sont tous commis sous un faux prétexte de justice. Le plus grand des crimes, du moins le plus destructif et par conséquent le plus opposé au but de la nature, est la guerre ; mais il n'ya aucun agresseur qui ne colore ce forfait du prétexte de la justice.

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