Guizot collection of pamphlets, Volumen44

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Página 70 - Retournez à l'Assemblée, tâchez de les rejoindre , d'en découvrir quelques-uns ; dites-leur que je ne leur pardonnerais pas, s'il y avait une seule goutte de sang versée pour moi; je n'ai pas voulu qu'il en fût répandu, quand peut-être il aurait conservé le trône et ma vie; je ne m'en repens pas.
Página 69 - Desèze et Tronchet ne me doivent rien ; ils me donnent leur temps , leur travail , et peut-être leur vie. Comment reconnaître un tel service ? Je n'ai plus rien ; quand je leur ferais un legs , il ne serait pas acquitté ; d'ailleurs , ce n'est pas la fortune qui acquitte une telle dette.
Página 67 - J'en suis sûr , ils me feront périr , ils en ont le pouvoir et la volonté. N'importe , occupons - nous de mon procès comme si je devais le gagner ; et je le gagnerai en effet, puisque la mémoire que je laisserai sera sans tache.
Página 17 - ... mettrait le trouble dans l'État. Il donna ensuite des instructions religieuses à mon frère , lui recommanda surtout de pardonner à ceux qui le faisaient mourir, et lui donna sa bénédiction , ainsi qu'à moi. Ma mère désirait ardemment que nous passassions la nuit auprès de mon père; il le refusa, en lui faisant sentir qu'il avait besoin de tranquillité.
Página 28 - Soupé et un autre nommé Jupales, cette incommodité n'eut pas de suite. Madame Tison devint folle; elle était inquiète de la maladie de mon frère, et depuis longtemps tourmentée de remords ; elle languissait et ne voulait plus prendre l'air. Elle se mit un jour à parler toute seule. Hélas ! cela me fit rire, et ma pauvre mère, ainsi que ma tante, me regardaient avec complaisance, comme si mon rire leur faisait du bien. Mais la folie de madame Tison...
Página 15 - Dans le délai de deux mois, toutes les puissances qui ont été engagées de part et d'autre dans la présente guerre, enverront des plénipotentiaires à Vienne, pour régler, dans un congrès général, les arrangements qui doivent compléter les dispositions du présent traité.
Página 23 - Après cette dénonciation, qu'il signa, on fit venir sa femme, qui répéta la même chose; elle accusa plusieurs municipaux, assurant que nous avions eu une correspondance avec mon père pendant son procès, et elle dénonça mon médecin Brunier, qui me traitait pour le mal au pied, comme...
Página 59 - Mon frère croupissait toujours dans la malpropreté; on n'entrait chez lui qu'aux heures des repas ; on n'avait aucune pitié de ce malheureux enfant. Il ne se trouva qu'un seul garde dont les manières plus honnêtes m'engagèrent à lui recommander mon pauvre frère. Il osa parler de la dureté qu'on avait pour lui; mais il fut chassé le lendemain '. Pour moi, je ne demandais que le simple nécessaire ; souvent on me le refusait avec dureté.
Página 41 - Hébert dit à ma tante que, dans la république française . l'égalité était la première des lois; et que, dans les prisons , les autres détenus n'ayant personne pour les servir, il allait nous ôter Tison. Pour nous traiter avec plus de dureté, on nous priva de tout ce qui nous était commode; par exemple, du fauteuil dont se servait ma tante , et de mille autres choses : nous ne pûmes pas même avoir ce qui était nécessaire.
Página 31 - Enfin, ils la menacèrent si positivement de le tuer ainsi que moi, qu'il fallut qu'elle cédât encore, par amour pour nous. Nous le levâmes ma tante et moi, car ma pauvre mère n'avait plus de force ; et, après qu'il fut habillé, elle le prit et le remit entre les mains des municipaux, en le baignant de ses pleurs , prévoyant qu'à l'avenir elle ne le verrait plus. Ce pauvre petit nous embrassa toutes bien tendrement, et sortit en fondant en larmes avec les municipaux.

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